La restauration à Nice, entre marché et carnaval.
La cuisine niçoise est reconnue au point d'avoir son propre label, Cuisine Nissarde, géré par l'Office de Tourisme métropolitain et attribué aux restaurateurs qui s'engagent sur les recettes, les produits, l'accueil et les règles d'hygiène. Ses pratiques culinaires figurent à l'inventaire du patrimoine culturel immatériel.
Les produits se choisissent au marché du Cours Saleya, dans le Vieux-Nice, ou au marché de la Libération, dans le quartier du même nom. On y trouve de quoi composer socca, pissaladière, petits farcis, pan bagnat, ravioli ou daube : des plats simples, dont la qualité tient à l'achat du jour.
Un restaurant qui sert ces recettes a besoin d'un stock clair : l'huile, les oignons, les anchois, les légumes à farcir se consomment à des vitesses différentes. Le suivi des niveaux et des seuils évite à la fois la rupture et le gaspillage.
Le carnaval, lui, rythme l'hiver : on y célèbre depuis des siècles des jours de fête et de réjouissance, et la Bataille de fleurs en est devenue l'un des temps forts. Pour un restaurant, ces semaines s'anticipent comme une saison à part entière.